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brouillard s’était dissipé. Un grand rouleau de cordage se
trouvait sur le pont arrière, près du cockpit, avec l’ancre de jet
à nouveau à bord et prête à être larguée de l’arrière plutôt que
de l’avant. D’autres rouleaux de corde se trouvaient sur le pont
avant, et l’extrémité de l’un d’eux descendait dans le canot qui,
avec l’ancre posée dedans, était amarré aux haubans de tribord
au lieu d’être remorqué à l’arrière. Suzanne était à la barre.
Cela devait signifier que Jean, Marion et le capitaine Flint
allaient être sollicités pour autre chose, et cela tout de suite.
– Tout va bien, Suzanne, dit le capitaine Flint. Nous
sommes sur la ligne des marques maintenant : Une pierre
blanche au-dessus d’une autre... Continue ainsi.
– Dick, avertit Dorothée, il fait trop froid pour être sur le
pont en pyjama.
– J’ai assez chaud. Je me changerai après.
– C’est un beau bout de plage, dit Marion. Nous l’avons vue
dès que le brouillard s’est levé. Le capitaine Flint est allé à
terre et a posé les pierres.
– Mais où sont les béquilles ? demanda Dick.
– Regarde sur les bords. Tu ne nous as pas entendu mettre
les boulons ?
Dick jeta un coup d’œil et vit que de lourds poteaux avaient
été fixés le long du bateau, un à tribord et un à bâbord, leurs
extrémités avant pivotant sur d’énormes boulons près des
haubans.
– N’est-ce pas un endroit magnifique ? dit Micky. C’est
mieux que n’importe quel port.
– C’est le cadre idéal pour une histoire, dit Dorothée, en
regardant les collines bleues loin à l’intérieur des terres, et la
falaise abrupte qui abritait la crique des vents du nord.
– Mieux que n’importe quel port, répéta Micky. C’est le
genre d’endroit où il se passe toujours quelque chose.
– J’espère de tout cœur que non, répliqua le capitaine Flint,
passant en toute hâte après s’être assuré que tout était prêt sur

