Page 37 - GrNordiques_v1c
P. 37
– Même dans les vrais ports, on n’a jamais été aussi
tranquilles qu’ici, affirma Marion. Je ne vois pas pourquoi tu
ne pourrais pas te coucher aussi.
– Écoutez, dit le capitaine Flint, ce n’est pas mon bateau. Je
me ficherais bien de vous noyer tous, mais je ne vais pas mettre
le navire de Mac en difficulté si je peux l’éviter.
– Tu ne peux pas rester debout toute la nuit.
– Non, je n’en ai pas l’intention. Tu peux régler une alarme
pour trois heures, et ensuite, si le brouillard est encore épais,
Jean et toi pourrez prendre le quart. Mais ça devrait avoir
disparu d’ici là.
L’équipage regagna ses couchettes. La lampe brûlait dans ce
qui aurait pu sembler être une cabine vide, sauf qu’une paire de
grands pieds apparaissait près du sommet de l’échelle, là où le
capitaine inquiet de l’Ours de mer était assis et fumait, et de
temps en temps regardait inutilement autour de lui dans la nuit
embrumée.

