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– Voulez-vous que nous soyons tous là pour le nettoyage ?
demanda-t-il.
– Oui, tout le monde, dit Marion.
– Ne croyez pas ça, répliqua le capitaine Flint. Il n’y a pas
assez de brosses et de grattoirs. Non. Les quatre plus robustes
sont ceux qu’il me faut : Jean et Marion avec Suzanne et
Margot pour donner un coup de main. Et nous demanderons
aux autres de rester à l’écart. Mieux vaut les laisser courir à
terre.
– Nous allons explorer, dit Micky joyeusement.
– Oui, si vous ne voulez vraiment pas de nous, ajouta
Dorothée, qui pensait aussi à l’aventure sur terre.
– C’est d’accord, fit Roger.
Dick, pensant aux Plongeurs, était trop heureux pour dire
quoi que ce soit.
– Prenez vos affaires, ordonna Margot. Suzanne et moi
allons faire des sandwichs pour que l’équipe de terre puisse
partir.
L’équipe de terre ! Micky, Dorothée et Roger se regardèrent
avec des yeux pleins de projets. Dick passait en revue dans sa
tête tout ce qu’en tant que naturaliste du navire, il ne devait pas
oublier d’emporter.
– On peut prendre la petite carte ? demanda Micky.
– Elle ne donne aucun nom à quoi que ce soit, répliqua Jean.
– Tant mieux. Nous en mettrons nous-mêmes... La Baie du
carénage pour commencer.
– Et la Falaise des mouettes, ajouta Dorothée.
– Je suppose que cela ne dérangera pas Mac, dit le capitaine
Flint.
L’Ours de mer s’installait fermement sur sa quille et ses
béquilles. Tous parlaient un peu moins fort que d’habitude.
Tout au long de la croisière, ils l’avaient senti sous leurs pieds
comme un être vivant, se balançant au gré du vent, se battant
dans les mers de face, toujours vivant, même lorsqu’il était

