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– À mi-longueur du bateau maintenant, dit Jean. C’est drôle
comme c’est difficile à déterminer.
– Ils sont là ! cria Micky.
L’ombre d’un canot s’était montrée vaguement un instant.
Ils entendirent la voix du capitaine Flint :
– C’est un peu trop près. Une minute... Maintenant, essaie à
nouveau.
– Sept et demi.
« Ting... ting... ting... »
– Jean !
– Capitaine ! cria Jean dans la blancheur aveugle.
– Prépare l’ancre à jet.
– Bien capitaine ! Viens, Suzanne, répondit-il, courant vers
l’avant.
– Ça veut dire qu’on est bien, affirma Micky.
– Vraiment ? demanda Dorothée.
– Bien sûr que oui, dit Margot. Il va jeter l’autre ancre. Nous
allons nous arrêter là où nous sommes pour la nuit.
Le canot de l’ombre réapparut, plus clairement maintenant,
et s’approcha.
– Monte, Marion, et donne-leur un coup de main quand ils
laisseront filer la corde de l’ancre à jet.
– Tout est prêt pour elle, assura Jean.
Marion était déjà à bord, très mouillée par le travail de la
sonde. Le capitaine Flint amena le canot sous l’étrave. Jean fit
descendre la petite ancre.
– Pas dans le bateau. Une minute. Tiens-la ainsi, pendant
que je la pose à la poupe. C’est bien. C’est comme ça qu’il faut
faire. Maintenant, laisse filer la corde et crie quand tu arriveras
au bout. Ça va aller vite, n’est-ce pas ?
– Ça va être juste, répondit Jean.
– Ça ne nous aiderait vraiment pas de perdre le tout, ajouta
le capitaine Flint. J’ai fait ça une fois, alors je le sais.
Il se détacha de l’Ours de mer et s’éloigna dans le

