Page 40 - Pictes_v1b
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– Il n’y aura rien à cuisiner, assura Marion. Ce n’est pas le
genre de choses que tu auras à faire. On peut vous faire passer
de la nourriture en contrebande.
– Tu ne peux pas venir aussi ?
– Elle sait qu’on est là, on ne peut pas s’échapper. Nous
devons la supporter. Mais ce sera beaucoup plus facile si ce n’est
pas aggravé par la découverte que nous avons des invités.
– Je ne sais pas ce que votre mère dirait de ça, avertit Cook.
– Écoute, dit Marion. Maman ne voudrait pas qu’ils rentrent
chez eux. Elle avait tout organisé. Sauf qu’elle n’a jamais
imaginé que la G.T. serait là. Ils ont très envie de rester. Ils
seront très bien au Foyer des Chiens. La G.T. ne saura rien
d’eux, donc il y aura une chose de moins dont elle pourra se
plaindre à maman. Et si nous arrivons à être des anges pendant
dix jours entiers, elle ne pourra pas se plaindre du tout. Allez !
– Elle sera là à six heures et demie, dit soudain Cook. Et la
chambre d’amis ressemble à un cauchemar.
– Vous vous y mettez tout de suite. Nous enlèverons les têtes
de mort dès que nous reviendrons. Nous devons juste voir si le
Foyer des Chiens est toujours debout.
– Mais…
– Affaire réglée. C’est le seul moyen possible. Allez, les
Pictes !
Après avoir quitté Cook, Marion et Margot, suivies de
Dorothée et Dick, sortirent de la cuisine, traversèrent la cour et
tournèrent à droite devant le portail de Beckfoot, le long de la
route qui menait dans la vallée, sous des bois escarpés.
– Mais qu’est-ce que le Foyer des Chiens ? demanda Dorothée
à Margot.
– Tu vas voir !
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