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– Il n’y aura pas encore de lettre pour nous, fit Dick.
– Il y en a peut-être, estima Dorothée, et ils sortirent derrière
les autres.
Le facteur était en train de remettre les lettres.
– Non, dit-il, elles ne sont pas toutes pour votre mère, ni pour
votre oncle. Il y a une carte postale pour chacun d’entre vous…
Bergen cachet de la poste… Bel endroit… Et une lettre pour
Mlle Clémence Blackett… Hein ? Je suis content de vous revoir
et j’espère que vous allez bien…
Il sourit joyeusement à Dick et Dorothée, dont il se souvenait
de l’année précédente.
– Merci beaucoup. J’espère que vous aussi, répondit
Dorothée.
– Rien à envoyer ? demanda le facteur.
– Pas aujourd’hui, dit Margot.
Le facteur se dirigea alors vers son vélo, qu’il avait laissé près
de la porte.
– Quelque chose ne va pas ? demanda Dorothée.
Marion avait à peine regardé les cartes postales. Elle avait
déposé les lettres pour sa mère et le capitaine Flint sur la table
dans le couloir. Elle fixait la lettre qui lui était adressée.
– Il y a quelque chose qui ne va pas, constata Dorothée.
Dick, qui regardait les cartes postales avec Margot, jeta un
coup d’œil sur le visage de Marion et vit que Dorothée avait
raison. L’aînée des Amazones tenait l’enveloppe dans sa main
presque comme si elle avait peur de l’ouvrir.
– Cachet de la poste d’Harrogate, dit-elle, et je suis appelée
Clémence… C’est une lettre de la grand-tante.
– Ouvre-la. Ouvre-la, dit Margot. Finissons-en avec ça. C’est
forcément une horreur. Comme son télégramme curieux,
expliqua-t-elle à Dorothée. La grand-tante ne nous écrit jamais,
sauf pour les anniversaires en espérant que nous changeons.
Marion ouvrit la lettre. Son visage devint très rouge. Elle tapa
du pied.

