Page 28 - Pictes_v1b
P. 28
sont principalement faits d’argile ou de pierre, et je pense que
leurs pattes sont repliées contre leur corps.
– Mais le nôtre est vivant, fit remarquer Dorothée.
– Bien sûr que c’est… il est… Les pattes sont parfaites.
Il y avait aussi la chambre de Dick à voir, mais, bien qu’il
admirât les crânes, il regardait encore plus la grande longue-vue
qui faisait paraître la sienne petite.
– On peut voir beaucoup de ciel d’ici, ajouta-t-il. Je regarderai
les étoiles ce soir.
– Vous serez endormi avant qu’il fasse nuit, dit Cook depuis
la porte. Et maintenant, Mlle Marion, le dîner est prêt, et ils
doivent avoir faim.
– D’accord, répondit l’Amazone, se rappelant qu’elle était
responsable. Je parie que vous voudrez vous laver les mains
après le voyage. Descendez dès que vous pourrez.
Au dîner, dans la salle à manger de Beckfoot, Marion s’assit
en bout de table, Margot à l’autre extrémité, leurs invités de
chaque côté. Comme Dorothée le dit à Dick par la suite,
« personne n’aurait jamais pensé que Marion pouvait être aussi
courtoise ». Il était clair que, malgré les têtes de mort, les plans
pour le moment prévoyaient une réception tranquille à la
maison, avec des pirates réformés pour divertir des invités
parfaitemen civilisés.
Après le dîner, pourtant, les souvenirs du passé continuaient
à affluer. Dick, pensant au travail qu’il allait faire avec
Timothée, voulut jeter un coup d’œil dans le bureau du capitaine
Flint. Leurs hôtes les y conduisirent et, se souvenant du grand
homme maigre qui les avait rencontrés à la gare, ils rirent en
voyant le clapier qui avait été fait pour lui quand ils pensaient
qu’il était probablement un tatou. Il servait maintenant
d’armoire à bottes, mais le nom de Timothée était encore peint
sur sa porte. Cela, bien sûr, leur rappelait le pigeonnier, et ils
sortirent dans la cour pour voir les pigeons. Dick en monta les

