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– Nous aurons tous faim à nouveau si nous faisons un long
trajet, répliqua-t-il.
– Nous ne vous affamerons pas, promit Margot.
Dick était sûr de n’avoir rien oublié. Il mit les petits objets
dans sa poche, rangea l’appareil photo dans son sac à dos pour
être sûr de le garder au sec et, son sac prêt sur son dos, monta
sur le pont.
– Regarde sur le côté, dit Dorothée. La marée a déjà
beaucoup baissé.
Dick jeta un coup d’œil. Une large bande de la partie sous-
marine vert foncé de l’Ours de mer était visible le long de ses
côtés.
– Plus tôt nous serons tous à terre, mieux ce sera, dit
Marion. Viens, Jean. Cargaison de peinture, brosses, grattoirs.
C’est plus facile maintenant que lorsqu’il sera perché et au sec.
– Des grattoirs ? demanda Dorothée.
– Pour les bernacles. Il en est couvert. Et gluant de
mauvaises herbes.
– Et si on sortait le bateau pliant ? proposa Jean.
– Nous n’en aurons pas besoin, répondit le capitaine Flint.
Nous le sortirions juste pour le ranger ensuite.
– Sortons-le tout de même, dit Marion, en regardant la
forme bizarre de ce bateau pliant, rangé presque à plat et arrimé
le long de la lucarne. Nous ne l’avons jamais utilisé. Et
aujourd’hui, c’est la dernière chance.
– Faites le carénage et vous pourrez jouer dedans ce soir,
une fois que l’Ours de mer sera à nouveau à flot.
– D’accord. Mais tu as promis.
Tout s’était bien passé et tout le monde le savait. Il suffisait
de regarder le capitaine Flint, assis sur la lucarne de la cabine,
fumant sa pipe, pour savoir qu’il n’était plus le commandant
inquiet de la nuit et du petit matin. Il ne prenait même pas la
peine de donner des conseils pendant que Jean et Marion
apportaient des serpillières et des grattoirs à long manche, ainsi

