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– Un grand jour de séchage, déclara le capitaine Flint.
– Le côté tribord sera sec en premier, dit Jean, regardant
vers le soleil.
– C’est par là que nous allons commencer, ajouta Marion.
Mon Dieu ! Quelle perte de temps que d’aller dans les ports.
C’est dix fois mieux ici.
– Les explorateurs ne feraient-ils pas mieux de partir
maintenant ? demanda Dorothée.
– Attendons de voir le bateau vraiment sortir de l’eau,
répondit Micky.
– Tu n’as pas besoin d’y aller du tout si tu ne veux pas, dit
Marion.
– Mais bien sûr que nous voulons, répliqua Micky, et Dick
la regarda avec reconnaissance.
– Vous ne trouverez rien à l’intérieur des terres qui soit à
moitié aussi excitant que ça, affirma Marion.
– Je parie que si, répliqua Roger.
– Un pays inconnu, dit Micky.
– Ce sera une vraie exploration, ajouta Dorothée.
– Au lieu de simplement pagayer et frotter, dit Roger.
– Eh bien, débrouillez-vous, riposta Marion.
Mais les explorateurs s’attardèrent, alors que les béquilles
de leur navire se dressaient de plus en plus haut hors de l’eau,
et que le capitaine Flint, dans ses longues bottes de mer, sortait
avec une brosse à récurer rigide et commençait à travailler sur
l’étrave de l’Ours de mer. Ils attendirent, Dick étant de plus en
plus anxieux, jusqu’à ce que Jean et Marion rejoignent le
capitaine et puissent enfin se tenir dans l’eau peu profonde sous
l’étrave de l’Ours de mer.
– Allons-y, fit Dick.
– À quelle heure faut-il être de retour ? demanda Dorothée,
et Suzanne répéta la question :
– À quelle heure doivent-ils être de retour ?
– Oh, environ sept heures, répondit le capitaine Flint. Nous

