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– J’en ai, fit Dick, qui en avait mis une boîte dans sa poche
avant de quitter l’école pour être prêt dans des moments comme
celui-ci.
– Bon, dit Marion. Regardez bien. Les brindilles ne sont pas
trop humides. Une poignée de feuilles sèches… Nous allons
allumer le feu, puis nous enlèverons toutes ces grandes branches
et nous aurons de la place pour nous retourner…
Dick, qui était sorti par la fenêtre, revint un instant après avec
des feuilles sèches. Marion fit un petit tas dans la vieille
cheminée sur la cendre grise et tendre des anciens feux. Elle y
mit une allumette et, au fur et à mesure qu’elles s’enflammaient,
elle y ajouta des brindilles. Celles-ci prirent feu, de petits jets de
flammes jaillissant de leurs extrémités. Elle ajouta des bâtonnets
aux brindilles, et comme ceux-ci crépitaient et flambaient aussi,
elle ajouta de plus gros bâtonnets et de petites bûches que
quelqu’un avait laissé empilées proprement dans un coin. Le feu
ronfla joyeusement dans la cheminée.
– Il a fallu un certain temps à quelqu’un pour ramasser toutes
ces branches, dit Dorothée.
– Il ne faudra pas dix minutes pour les faire sortir, affirma
Margot.
Et, avec tous les quatre travaillant aussi fort qu’ils le
pouvaient, le tas de branches mortes qui avait à moitié rempli la
hutte commença bientôt à diminuer.
– Faites un vrai tas de bois dehors, dit Marion. Tout sera très
utile. Ils auront besoin d’une scie pour couper ces branches.
– Il y en a une ici, signala Dick.
Au fur et à mesure que le tas de branches diminuait dans la
hutte, un objet accroché au mur derrière lui était apparu. Il s’était
frayé un chemin entre le bois et le mur jusqu’à ce qu’il puisse
l’atteindre, et il regardait cette scie maintenant, tâtant sa lame
avec un doigt. Il la fit sortir à la lumière du jour.
– Joliment bien cachée dit-il. Et bien entretenue. Celui à qui
elle appartient a mis de la graisse dessus pour l’empêcher de

