Page 48 - Pictes_v1b
P. 48
rouiller. Il y a des empreintes digitales dessus, ajouta-t-il. Un peu
plus petites que les miennes…
– On ne fera rien de mal en l’utilisant, assura Marion.
– Mais peut-être qu’il y a déjà une sorte de Picte qui vit ici,
dit Dorothée.
– Impossible. Où pourrait-il dormir avec toute la pièce
remplie de bois ?
– C’est juste quelqu’un qui ramasse du bois et laisse une scie
derrière lui, fit Dick. Ça sera vraiment utile pour nous.
Même lorsque toutes les branches furent enlevées, le sol resta
recouvert de brindilles brisées, mais la cabane, qui paraissait très
petite au début, avait semblé grandir au fur et à mesure que les
branches étaient sorties à l’air libre. Maintenant, avec rien
d’autre que de petites choses laissées sur le sol, elle semblait
assez spacieuse. Elle n’était pas meublée, à l’exception de la
chaise qui avait perdu son dos et de l’étagère qui courait le long
du mur au-dessus de la cheminée, mais Dick et Dorothée,
ramassant des baguettes brisées et les jetant sur le feu,
commençaient déjà à la considérer comme un foyer.
– Où allons-nous mettre les hamacs ? demanda Dorothée.
– On pourrait les pendre sous les deux grandes poutres,
proposa Dick.
Marion et Margot les regardaient avec espoir.
– Ça ira ? dit enfin Marion. Pensez-vous que vous pourrez y
arriver ?
– Il y a un tabouret à trois pieds dans notre chambre, ajouta
Margot. Vous pourriez le prendre.
– Dorothée, nous devrons faire quelque chose pour te trouver
une table, dit Marion.
– Les Pictes n’ont jamais eu de table, répliqua Dorothée.
– Nous allons bricoler quelque chose. Si tu écris une histoire,
il t’en faudra une. Mais la question est : est-ce que cette cabane
fera l’affaire ?
– Ça va être magnifique, assura Dorothée. C’est un endroit
parfait pour écrire.

